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Société Auguste Vestris - Etre présent dans ses pieds
  Auguste Vestris


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Ad agio : l’aisance dans les grands temps d’adage

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Etre présent dans ses pieds
Joëlle Mazet

25 mars 2018

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9 janvier 2018

Respirer est un acte inconscient qui, en devenant conscient, apporte un grand bien-être.

En est-il de même pour les pieds ?

Se tenir debout, marcher, courir, danser. A-t-on vraiment conscience du contact avec le sol, et du sol qui nous porte ? Acquérir de nouvelles sensations dans notre rapport à la terre est une aide immense, particulièrement pour le danseur.

« Très riches en récepteurs proprioceptifs, sensibles, entre autres, à la pression, le pied suit le mouvement du reste du corps. Par ailleurs, de sa capacité à se modifier, dépendra sa relation avec le sol et sa fonction dans la station verticale de transmetteur des informations venant du haut ou du sol »
– Odile Rouquet
La Tête aux Pieds.

Cette petite surface posée au sol de façon parallèle, ou dans les cinq positions du ballet classique, contient toutes les possibilités pour le danseur de s’exprimer avec finesse. Stabilité, mobilité, énergie, force dynamique, rythme, se repousser, se recevoir, moduler le déroulement du pied dans un sens ou dans l’autre, sont des éléments déterminants dans la façon dont le danseur va évoluer dans l’espace et dans l’interaction avec le reste du corps. Travailler à une meilleure sensation des pieds s’enracinant dans la terre, visualiser les lignes de fuite des orteils dans l’espace, éviter toute crispation de ceux-ci et de la voûte plantaire, qui donne sa respiration au pied. Le triangle que forment le gros orteil, le petit orteil et le talon, sans oublier l’arche interne, reçoit en son centre le poids du corps.

Comme chacun sait, le degré d’en dehors des pieds posés au sol est fonction de la rotation en dehors des fémurs, qui elle-même est facilitée par la suspension du bassin au-dessus des jambes et de l’éloignement des ischions des talons, produite en se repoussant du sol avec toute la surface des pieds. Il est impératif de ne pas s’écraser sur les chevilles pour maintenir la circulation énergétique de bas en haut et laisser respirer les pieds, les jambes, le bassin, la cage thoracique et la tête.

Il faut également rappeler que la friction des pieds avec le sol dans les battements tendus, jetés, grands battements et autres sorties de pieds de la 5e construisent la force nécessaire à l’en-dehors dans les adages et la rapidité de réponse dans les sauts.

Les pieds au sol ne peuvent rester vivants que s’ils sont pleinement à l’aise dans leur position d’en-dehors acquise en ayant construit avec conscience une force qui maintient tout l’édifice.

Joëlle Mazet a étudié avec Atty Chadinoff, Olga Preobrajenskaya, Nina Vyroubova puis à Londres avec deux disciples d’Anna Pavlova : Kathleen Crofton et Anna Northcote, et avec Maria Faye. D’abord engagée par Léonide Massine dans le Balletto Europeo di Nervi, elle devient dans les années 60 l’interprète de chorégraphes tels Lorca Massine, Serge Lifar, Joseph Lazzini… Dans les années 70, avec la compagnie de Wladimir Oukhtomsky, elle parcourt l’Amérique du Nord, avant de devenir Professeur au Dance Theatre of Harlem à New York. Elle est professeur CNSMDP (1993-2006) puis professeur invité, notamment dans des écoles nationales en Europe et en Chine.