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Société Auguste Vestris - What Noverre might have said of Nureyev’s <i>Cinderella</i>
  Auguste Vestris


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What Noverre might have said of Nureyev’s Cinderella
April 2005

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Noverre, on Nureyev’s Propensity for getting People’s Legs tangled in the Briar-bushes:


"Pour hâter les progrès de notre art et le rapprocher de la vérité, il faut faire un sacrifice de tous les pas trop compliqués; ce que l’on perdra du côté des jambes se retrouvera du côté des bras; plus les pas seront simples, et plus il sera facile de leur accorder de l’expression et des grâces; le goût fuit toujours les difficultés, il ne se trouve jamais avec elles; que les artistes les réservent pour l’étude, mais qu’ils apprennent à les bannir de l’exécution (....) je regarde les difficultés multipliées de la musique et de la danse comme un jargon qui leur est absolument étranger; c’est toujours au coeur qu’elles doivent parler; le langage qui leur est propre est celui du sentiment; il séduit généralement, parce qu’il est entendu généralement de toutes les nations (...)


"Ce ne serait pas m’entendre que de penser que cherche à abolir les mouvements ordinaires des bras, tous les pas difficiles et brillants, et toutes les positions élégantes (...) je demande plus de variété et d’expression dans les bras; je voudrais les voir parler avec plus d’énergie; ils peignent le sentiment et la volupté, mais ce n’est pas assez, il faut encore qu’ils peignent la fureur, la jalousie, le dépit, l’inconstance, la douleur, la vengeance, l’ironie, toutes les passions innées enfin dans l’homme et que, d’accord avec les yeux, la physionomie et les pas, il me fassent entendre le cri de la nature. Je veux encore que les pas soient placés avec autant d’esprit que d’art, et qu’ils répondent à l’action et aux mouvements de l’âme du danseur."

Noverre, Lettre XXII, "De l’accord du Geste avec la Pensée"


Noverre, on our Gentlemen, crash-landing from a Jump:


"Quantité de danseurs s’imaginent, qu’il n’est question que de plier les genoux très bas pour être liant et moelleux, mais ils se trompent (....) car la flexion trop outrée donne de la sécheresse à la danse; on peut être très dur et saccader tous les mouvements en pliant bas comme en ne pliant pas. La raison en est simple, naturelle et évidente lorsque l’on considère que les temps et les mouvements des danseurs sont EXACTEMENT SUBORDONNES AUX TEMPS ET AUX MOUVEMENTS DE LA MUSIQUE. En partant de ce principe, il n’est pas douteux que fléchissant les genoux plus bas qu’il ne le faut relativement à l’air sur lequel on danse, la mesure alors traîne, languit et se perd. Pour regagner le temps que la flexion lente et outrée a fait perdre, et pour le rattraper, il faut que l’extension soit prompte, et c’est ce passage subit et soudain de la flexion à l’extension qui donne à l’exécution une sécheresse et une dureté tout aussi choquante et aussi désagréable que celle qui résulte de la raideur."

Lettre XXIV, "De la conformation" (suite)


Noverre, on Nureyev’s distressingly symmetrical Designs:


"Les figures symétriques de la droite à la gauche ne sont supportables, selon moi, que dans les corps d’entrée, qui n’ont aucun caractère d’expression et qui, ne disant rien, sont faits uniquement pour donner le temps aux premiers danseurs de reprendre leur respiration. Elles peuvent avoir lieu dans un ballet général qui termine une fête ... mais la symétrie doit faire place à la nature dans les scènes d’action (...)° Un maître de ballets sans intelligence et sans goût, traitera ce morceau de danse machinalement et le privera de son effet (....) il placera sur plusieurs lignes parallèles et les nymphes et les faunes; il exigera scrupuleusement que toutes les nymphes soient posées dans des attitudes uniformes et que les faunes aient les bras élevés à la même hauteur (...) il fera un exercice froid et compassé d’une scène d’action qui doit être pleine de feu."

Lettre XII, "De la composition des ballets"

AND


"Par un malheureux effet de l’habitude ou de l’ignorance (...) on danse pour danser; on s’imagine que le tout consiste dans l’action des jambes, dans les sauts élevés et que l’on a rempli l’idée que les gens de goût se forment d’un ballet, lorsque on le charge d’exécutants qui n’exécutent rien, qui se mêlent, qui se heurtent, qui n’offrent que des tableaux froids et confus (...) privés de toute harmonie et de cette expression, fille du sentiment, qui seule peut embellir l’art en lui donnant la vie."

Lettre XIV, "De la disposition des parties"


Noverre, on Nureyev’s use of the Corps de Ballet as Cannon Fodder:


"Un maître de ballet doit s’attacher à donner à tous les acteurs dansants une action, une expression et un caractère différents; ils doivent tous arriver au même but par des routes opposées (....) si l’uniformité règne dans un ballet, si l’on ne découvre pas cette diversité d’expression de forme, d’attitude et de caractère que l’on rencontre dans la nature; si ces nuances légères, mais imperceptibles, qui peignent les mêmes passions avec des traits plus ou moins marqués et des couleurs plus ou moins vives (...) alors le tableau (...) ne présente aucune vérité, il n’a ni la force ni le droit d’émouvoir ni d’affecter."

Lettre XIV, "De la disposition des parties"


AND


"Faites danser vos figurants et vos figurantes, mais qu’ils parlent et qu’ils peignent en dansant; qu’ils soient pantomimes et que les passions les métamorphosent à chaque instant. Si leurs gestes et leurs physionomies sont sans cesse d’accord avec leur âme, l’expression qui en résultera sera celle d’un sentiment et vivifiera votre ouvrage."

Lettre XV, "De la disposition des parties" (suite)


Noverre, on Nureyev’s tasteless Use of the Low and the Grotesque:


"Veut-il peindre par exemple, la jalousie et tous les mouvements de fureur et de désespoir qui la suivent ? Qu’il prenne pour modèle un homme dont la férocité et la brutalité naturelles soient corrigées par l’éducation. un portefaix serait dans son genre un modèle aussi vrai, mais il ne serait pas si beau. le bâton dans ses mains suppléerait au défaut d’expression, et cette imitation, quoique prise dans la nature, révolterait l’humanité et ne tracerait que le tableau choquant de ses imperfections."

Lettre X, "Etudes du Maître de ballets"


Noverre, on the Cacophony reigning in our Corps de Ballet:


"La danse est variée à l’infini dans toutes les provinces de la Germanie. La manière de danser qui règne dans un village est presque étrangère dans le hameau voisin. Les airs mêmes destinés à leurs réjouissances ont un caractère et un mouvement différents, quoiqu’ils portent tous celui de la gaîté. (....) leurs mouvements ne respirent que la joie et le plaisir, et la précision avec laquelle ils exécutent, donne un agrément particulier à leurs attitudes, à leurs pas et à leurs gestes. Est-il question de sauter ? Cent personnes autour d’un chêne ou d’un pilier prennent leurs temps dans le même instant, s’élèvent avec la même justesse et retombent avec la même exactitude. Faut-il marquer la mesure par un coup de pied ? Tous sont d’accord pour le frapper ensemble. Enlèvent-ils leurs femmes ? On les voit toutes en l’air à des hauteurs égales, et ils ne les laissent tomber que sur la note sensible de la mesure.


"Le contrepoint qui sans contredit est la pierre de touche de l’oreille la plus délicate, est pour eux ce qu’il y a de moins difficile; aussi leur danse est-elle animée, et la finesse de leur organe jette-t-elle dans leur manière de se mouvoir une gaîté et une variété que l’on ne trouve point dans nos contredanses françaises."

Lettre XXIV