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Société Auguste Vestris - Therrell C. Smith
  Auguste Vestris


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Therrell C. Smith
Elève de Mathilde Kchessinskaya

16 mars 2014

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« Si vous deviez méconnaître l’importance des arts, vos enfants seraient sûrs d’y perdre, car en agissant sur l’imagination, les arts vous font viser plus grand et plus haut. »

Mlle Therrell Smith
à NPR radio, 2011

Traduit et adapté d’un article par Kendra Langdon Juskus, Washington, 2007

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Therrell Smith (au centre) avec des élèves dans son studio, années 1950.

Née en 1918, Therrell C. Smith est l’un des professeurs de danse les plus célèbres de Washington et sans aucun doute le plus vénérable. A 90 ans passés, Smith fait encore montre de la grâce et de la vigueur d’une danseuse née.

Après des études à Paris, elle rentra dans un pays où elle ne pouvait guère espérer rejoindre une troupe réputée en raison de la ségrégation raciale. C’est alors qu’elle se résolut à ouvrir son propre studio à Washington.

Therrell Smith n’a pas gaspillé un seul jour de ses 90 ans. Mis à part son école de danse, ses études universitaires et son diplôme du New York Institute of Photography, Smith a également créé une fondation pour les arts. Elle commença à danser à l’âge de 8 ans, se produisant dans tous les spectacles au collège et au lycée. En 1948, son père, médecin de son état, lui acheta l’immeuble sur Rhode Island Avenue pour la Therrell Smith School of Dance.

Dès l’année de sa création, l’école – qui existe toujours et où elle continue à enseigner en 2014 - présenta son premier spectacle.

« Cela n’a pas été facile » dit-elle de l’époque de la ségrégation et du racisme ouvert. « Je dirais même très difficile. On nous refusait la chance d’utiliser le don que Dieu nous avait donné, de faire ce dont nous nous sentions capables et devenir la personne que nous savions pouvoir devenir. Il y avait tant d’entraves à notre progrès que nous n’arrivions pas à avancer. »

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Le Docteur Thomas Caesar Smith, père de Therrell Smith

Dans les années 1930, sachant que sa fille-ne pourrait étudier la danse aux USA, il l’envoya auprès de Mathilde Kchessinskaya en France.

En dépit de la ségrégation raciale, Mlle Smith s’efforça d’aller jusqu’au bout de son talent pour la danse. Après cinq ans d’études au Ballet Arts School de Carnegie Hall à New York et une année à Paris auprès de la grande ballerine russe Mathilde Kchessinskaya, Smith se rendit compte qu’aucune troupe renommée ne l’accepterait en raison de sa race. « J’avais souhaité de tout mon cœur devenir professionnelle, mais je refusais de me rendre aussi vulnérable. Il ne fallait même pas y penser car nous savions que nous serions rejetés. Donc il fallait décider de passer son chemin et faire sa vie sans. Il était inutile de prendre le risque de souffrir autant. »

Mais Smith a vu cet état des choses changer. Depuis, elle a enseigné à des milliers d’élèves, dont Virginia Johnson, étoile et aujourd’hui directrice de Dance Theatre of Harlem. En 1974, par ailleurs, elle a créé le Thomas and Birdie C. Smith Arts Foundation afin que les jeunes aient également accès à d’autres formes d’art.

Elle donne toujours des cours de danse classique dans les collèges et lycées publics de Washington, en expliquant que cela donne aux enfants une discipline ainsi que le respect des anciens. « Ce qui m’anime sans arrêt, c’est enseigner aux enfants. Les enfants sont le fil qui me relie à la vie. J’y trouve de l’amour, et l’amour maintient. C’est ce qui m’a toujours maintenue. »