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Société Auguste Vestris - Gustave Ricaux à Rome
  Auguste Vestris


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Gustave Ricaux à Rome
27 avril 2013

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Gustave Ricaux
Portrait vers 1925
Collection Pierre Lacotte

En honneur de GUSTAVE RICAUX (1884-1961), eurent lieu le samedi 27 avril 2013 à Rome deux Grandes Leçons données par Marie-Josée Redont, professeur à l’Ecole de l’Opéra de Paris, membre de l’Association française des Maîtres de Danse classique et spécialiste de l’analyse du mouvement Pierre Conté. Ces Leçons étaient destinées aux seuls élèves hommes de niveau avancé.

Par un heureux hasard du calendrier, la présence du professeur Redont à Rome coïncidait avec les célébrations du tricentenaire de l’Ecole de l’Opéra de Paris.

La première leçon, en matinée, se déroula dans les locaux historiques de la Scuola di Ballo de l’Opéra de Rome, à l’invitation de Laura Comi sa Directrice ; ancienne étoile du Théâtre de l’Opéra de Rome, Mlle. Comi est elle-même un pur produit de cette Ecole qu’elle dirige désormais. Suite à cette leçon, la délégation a été invitée à regarder une répétition d’élèves qui présenteront le pas de deux de « La Belle » du troisième Acte lors d’un prochain gala.

La deuxième leçon, en soirée et devant une trentaine de spectateurs, eut lieu à l’invitation de Stefanella Testa. Celle-ci, fondatrice d’une compagnie de danse produisant des spectacles pour enfants, spécialiste de la pédagogie et de l’éveil, dirige l’un des plus anciens studios de danse romains, le Centro di Danza Mimma Testa. La moitié environ des élèves est venue de l’Accademia Nazionale di Danza, tandis que les autres sont de jeunes professionnels romains.

Elève d’Yves Brieux (lui-même élève de Ricaux), le professeur Redont a pu consulter les carnets de Raymond Franchetti, lui aussi élève assidu de Ricaux. Ce, grâce à l’aimable collaboration de la fille de Raymond, Dominique Franchetti du Conservatoire de rayonnement régional de Boulogne-Billancourt. Les premières années des carnets reproduisent fidèlement les cours de Gustave Ricaux.

Or, en novembre 2010, lors des Nuits Blanches du Centre de danse du Marais, le professeur Redont avait assisté à la reconstitution par Pierre Lacotte d’une leçon de Gustave Ricaux ; c’est alors qu’elle réalisa que pendant 24 années durant auprès d’Yves Brieux, elle avait pratiqué la majorité de ces exercices, y compris la grande technique de batterie et de saut des garçons.

Ainsi, les leçons que le professeur Redont a données à Rome le 27 avril représentent le cours commun aux trois disciples de Ricaux que sont Brieux, Franchetti et Lacotte.

Devant les deux formations d’élèves romains, le professeur Redont a très peu parlé, mais ses mots portaient. Elle a expliqué qu’elle leur donnait, non « son » cours quotidien mais celui de Ricaux, dont la redoutable efficacité n’a été que trop oubliée. Réaffirmant ses quelques principes fondamentaux, le professeur Redont a insisté sur le fait que pour accéder à cette grande virtuosité, le “moteur” doit nécessairement être le dos. Si le plan frontal du corps se donne à voir, les véritables commandes viennent du plan dorsal. « La règle d’or de la danse classique », poursuivit-elle, « est un maximum d’efficacité avec un minimum d’effort ». L’allié du danseur est « l’élan, plutôt que la force ! »

Le professeur Redont a donné de nombreux exercices de Ricaux qui démontrent ce principe, et notamment un grand port de bras, où les élèves ont travaillé d’abord sans les bras, avec les seuls épaulements et les directions du regard. Le professeur leur a fait sentir pourquoi la position de la tête dans chaque exercice n’est pas une simple question de goût, mais absolument précise : si la tête reste figée en face, elle fera, en raison de son poids, enrouler les épaules, ce qui va désorganiser le maintien du dos. Dans les mots de Brieux : « la tête fait partie du dos ! »

De même avec la tenue, l’ouverture et les orientations de la main, qui conduit le bras, et aidera à placer l’épaule et le dos dans la position à partir de laquelle l’exercice sera exécuté avec le maximum d’aisance. Ces exercices exigent puissance et stabilité, couplée à une mobilité du buste que nous n’avons plus coutume de voir. Dans cet enseignement le rythme, ainsi que les accents – Ricaux et Brieux étaient tous les deux très musiciens - sont primordiaux pour l’efficacité. D’où des distinctions parfaitement nettes entre les différentes qualités de mouvement, et la grande lisibilité sur laquelle a insisté le professeur Redont.

Les deux leçons furent accueillies avec beaucoup d’émotion tant par les élèves participants que par les professeurs et jeunes danseurs qui observaient, et le souhait a été maintes fois exprimé que le professeur Redont revienne enseigner à Rome.

Conduite par Francesca Falcone, professeur de Théorie à l’Accademia Nazionale di Danza de Rome, membre du Conseil de “Vestris” et organisatrice de la visite, la délégation comprenait, aux côtés du professeur Redont, le professeur de danse Silvia Brioschi, de Gênes, qui avait fort généreusement traduit les documents sur Gustave Ricaux vers l’italien, ainsi que la présidente de la Société Auguste Vestris, K.L. Kanter.

La délégation a été accueillie avec la sensibilité, l’enthousiasme et l’ouverture d’esprit qui caractérisent la grande nation italienne.