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Société Auguste Vestris - L’inconnue aux mille visages
  Auguste Vestris


Titre
 

9 juillet 2011, onzième et dernière soirée : La Classe de Vestris

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L’inconnue aux mille visages
par Roxana Barbacaru, Professeur au CNSMDP et à l’Ecole de l’Opéra de Paris

9 juillet 2011

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Irina Grjebina, pédagogue exceptionnelle de la danse de caractère, utilisait en parlant de celle-ci une bien belle métaphore : elle l’appelait « l’inconnue aux mille visages ».

La danse de caractère est la stylisation de l’élément populaire, source vive de son inspiration, à travers les rigueurs de la représentation théâtrale.

Il en résulte une esthétique nouvelle alliant la fraîcheur et la vivacité de la danse traditionnelle et l’harmonie des lignes de la danse classique.

Partie intégrante du grand répertoire grâce à des chorégraphes majeurs tels Bournonville, Saint-Léon ou Petipa, la danse de caractère tel que nous l’entendons aujourd’hui, apparaît au 19ème siècle.

Ses lettres de noblesse, elle les conquiert en 1836 avec La Cachucha, danse espagnole « classicisée » que Fanny Elssler introduit dans le ballet Le Diable Boiteux de Coralli.

Or, quand nous évoquons le répertoire de Bournonville nous l’envisageons surtout comme le gardien de la pure tradition classique dans la lignée des Vestris et Gardel. Mais sa curiosité lui fait franchir sans cesse les frontières, l’action de ses ballets se déroulant le plus souvent à l’étranger : l’Italie avec Napoli et La Fête des Fleurs à Genzano, l’Espagne avec La Ventana, l’Amérique du Sud avec Loin du Danemark et même l’Orient des contes de fées avec Abdallah

La couleur locale que Bournonville maîtrisait parfaitement renforce la vision optimiste de la vie qui est présente dans ses créations en les préservant de tout excès de virtuosité et passion.

J’ai choisi de vous présenter à l’occasion de cet hommage qui lui est rendu deux danses de caractère de la main de son contemporain exact Marius Petipa : la mazurka du troisième acte de Raymonda et la danse russe du troisième acte du Lac des Cygnes, qui présentent l’intérêt d’être inédites en France.

La mazurka de Raymonda ne fait pas partie de la version que Noureev a remonté pour l’Opéra de Paris. Le public russe était alors amoureux des danses polonaises et cette mazurka – extraite d’une Suite de Danses que Glazounov avait composée auparavant - a été rajoutée à la demande de Petipa.

Les interprètes de la première sont : Marie Petipa, fille du chorégraphe et Félix Kschessinski, le roi de la mazurka, père de Mathilde Kschessinskaya.

La danse de la Fiancée Russe est très rarement donnée ; elle n’est présente à l’Opera ni dans la version Bourmeister ni dans la version Noureev.

J’ai pu apprendre ces danses à Saint-Pétersbourg auprès de Valdemar Korneev et Iouri Vasilkov que je remercie pour ce précieux cadeau.

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De Sibérie à Moscou, dernière oeuvre de Bournonville
Les héros Nathalia et Ivanoff (les interprètes sont Daniel Krum et Marie Westberg) dansent la Mazurka.

Dessin de K. Gamborg, 1876