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Société Auguste Vestris - « Un lyrisme subjuguant »
  Auguste Vestris


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30 mai 2010, sixième soirée : Liubov Egorova

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« Un lyrisme subjuguant »
Souvenirs de Pierre Lacotte

30 mai 2010

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Liubov Egorova
sous le buste de Pavlova
Collection P. Lacotte

Ses cours étaient d’une richesse incroyable. Travailler sous sa direction permettait à chaque élève de comprendre qu’il fallait dépasser la technique, afin de pouvoir s’en servir pour exprimer des sentiments et interpréter chaque mouvement d’une manière artistique, sans jamais en montrer l’effort. Ses cours n’étaient pas qu’un entraînement quotidien dans le but de garder une forme physique, mais avant tout une grande leçon de style.

Fermant les yeux en écoutant la musique, elle composait des enchaînements de pas qui étaient de vrais petits chefs-d’œuvre ! Groupés autour d’elle, nous apprenions cet enchaînement qu’elle nous montrait avec ses mains, puis elle se levait et nous indiquait l’enchaînement complet avec les épaulements et l’ornement des bras auxquels elle attachait beaucoup d’importance.

Il y avait toujours un thème que nous devions exprimer. Danser prenait avec elle un sens extraordinaire !

Après les exercices à la barre, l’adage qu’elle réglait devait nous donner l’occasion de raconter une histoire, celle-ci étant renouvelée à chaque cours. Un jour nous étions un prisonnier délivré et venions dire notre reconnaissance à notre libérateur. Un autre, nous demandions à une personne aimée que nous avions trahie de bien vouloir nous pardonner. Nos joies, nos peines, tout devait pouvoir être exprimé par la danse.

Il y avait dans son enseignement une harmonie, un goût, une poésie et un lyrisme subjuguant. Travailler ainsi était un véritable bonheur !

Sa mémoire sans faille lui permettait de donner des cours de répertoire de très haut niveau. Ayant elle-même eu la chance de travailler avec Marius Petipa, Lev Ivanov et Michel Fokine, elle a pu de ce fait nous transmettre les versions exactes de tous ces ballets avant qu’ils ne soient déformés par d’autres chorégraphes.

Ses leçons particulières restent dans mes souvenirs comme des instants privilégiés.
Jamais personne autant qu’elle n’a su me faire aimer et comprendre aussi bien le répertoire classique.

Mai 2010