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Société Auguste Vestris - Présentation Soirée Vyroubova
  Auguste Vestris


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14 novembre 2009, première soirée : Nina Vyroubova

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Présentation Soirée Vyroubova
par K.L. Kanter

14 novembre 2009

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Avec Yvette Chauviré, Nina Vyroubova est la seule ballerine française du XXème siècle à jouir d’une réputation mondiale. Mais ce sont ses qualités humaines hors du commun qui firent d’elle, après la fin d’une brillante carrière scénique, l’éminent pédagogue qui inspira autant de vocations.

Née à Gourzof en Crimée en 1921, elle arriva à l’âge de trois ans à Paris. Son apprentissage débuta auprès de sa mère, puis se poursuivit auprès des grandes ballerines du Théâtre Maryinskii en exil : Vera Trefilova, Olga Preobrajenskaya et Liubov Egorova. Après son entrée à l’Opéra de Paris en 1949, elle travaille avec Serge Lifar et Viktor Gsovski mais surtout, étudie intensément auprès de Maître Brieux.

Les débuts sur scène de Nina Vyroubova datent de 1937, où elle incarna Swanilda dans Coppélia à Caen ; elle se produisit ensuite avec Les Ballets Polonais (1939), le Ballet Russe de Paris (1940) et en tant que soliste dans les récitals de danse (1941-44) alors très populaires, notamment les Vendredi de la Danse au Théâtre Sarah Bernhardt où elle rencontra Roland Petit. Elle rejoignit Les Ballets des Champs-Elysées que fonde Petit en 1945 ; il créa pour elle le rôle de la Belle endormie dans Les Forains.

En 1949, lorsque Yvette Chauviré quitta l’Opéra, Serge Lifar invite Nina Vyroubova à rejoindre la troupe avec le titre d’étoile. Elle y restera jusqu’en 1956 et y devint l’interprète de prédilection de Lifar (la Dame dans Dramma per Musica, la Cigarette dans Suite en Blanc, l’Ombre dans Mirages en 1949, le rôle titre de Phèdre en 1950, la Reine-Sorcière dans Blanche-Neige en 1951, la Fiancée des Noces fantastiques en 1955…). Son incarnation en tant que Sylphide, qu’elle dansa dans la version de Viktor Gsovski, sa Giselle, sont restées gravées dans les mémoires.

En 1957, elle rejoignit le Grand Ballet du Marquis de Cuevas, où elle dansa des rôles nouveaux et très variés (L’Amour et son destin, La Mort de Narcisse, La Somnambule (1958). C’est là où, en 1961, alors qu’elle interprétait Aurore dans La Belle au bois dormant, elle devenait la première partenaire de Rudolf Nouréev à l’Ouest. En 1962, elle quitta la troupe du Marquis de Cuevas pour danser en étoile invitée. Sa carrière scénique terminée, elle a enseigné à Paris et à Troyes, et a participé à des jurys de concours internationaux.

De par l’enseignement de sa mère, Nina Vyroubova avait su intégrer à sa technique - belle et très sûre – un jeu d’acteur, une maîtrise de la pantomime typiquement russes et qui faisaient voguer sa danse vers le mystère et l’infini, une dimension très différente des ballerines françaises de sa génération. Dans les mots de sa « petite fille » Anne-Marie Sandrini « Elle faisait naître une indicible poésie avec une main qui se lève, un bras arrondi, un visage tourné vers la lumière où l’inexplicable devenait réalité. »

K.L. Kanter