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Société Auguste Vestris - Master Classes de Roger Tully à Paris
  Auguste Vestris


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Master Classes de Roger Tully à Paris
novembre 2006

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A l’initiative de

François KERDONCUFF

Directeur du Conservatoire Camille Saint-Saëns

Anne-Marie SANDRINI

Inspecteur des Conservatoires de Paris

M. DESTORS

Directeur de l’Espace Marceau

et avec le concours de la Société Auguste Vestris

vendredi 17 novembre 2006

de 10 heures à 11.30 et de 13.30 à 15 heures

au Conservatoire Camille Saint-Saëns

208, rue du faubourg Saint Honoré

75008 Paris

dimanche 19 novembre 2006

de 11 heures à 12.30 et de 14 heures à 15.30

au Studio de l’Espace Marceau

17 rue René Boulanger

75010 Paris

Sur invitation


Roger Tully, aujourd’hui âgé de 79 ans, est parmi les derniers liens directs à la grande époque du Théâtre Maryinskii, et l’un des derniers maîtres de sa génération à enseigner encore en Europe. A un moment où l’on entend souvent dire « il n’y a plus d’artistes, il n’y a que des techniciens », lui affirme au contraire : « les artistes sont encore parmi nous. Ce que nous avons perdu au cours des dernières décennies est la Science de la danse. »

Ces master classes s’adressent à des professionnels - professeurs et danseurs - qui souhaitent examiner avec lui certaines questions vexées de la technique fondamentale.

Clinton Luckett, aujourd’hui maître de ballet à American Ballet Theatre, ne pouvant être avec nous à Paris en ce mois de novembre 2006, a écrit pour cette occasion le texte qui suit.

Roger Tully

A l’automne 1990, j’étais un jeune danseur, dont la carrière avec le Ballet National du Canada venait de démarrer. Par une chance inouïe, j’ai alors rencontré Roger, qui avait fait le voyage à Toronto en tant qu’instructeur d’un artiste invité de notre troupe. Je me voyais comme un danseur « qui pense ». Instinctivement et d’emblée, la manière dont Roger mettait en avant des notions et des idées d’une manière simple, mais rigoureuse, -et toujours animé d’une attitude bienveillante, en respectant le stade de développement que chacun avait atteint-, m’attira. Je pris alors la décision de suivre des cours particuliers avec lui à Londres. N’ayant jamais bénéficié d’un cursus d’études complètes auprès d’un grand théâtre ou conservatoire, ma formation, surtout au début, avait été assez chaotique, et je me rendais bien compte que certains concepts essentiels me faisaient défaut. Les explications de Roger, ainsi que l’accent qu’il mettait sur deux idées fondamentales, furent à l’origine d’une transformation radicale dans ma compréhension du ballet et de ce qu’il était ou pouvait devenir.

La première idée est que c’est le jeu des oppositions autour de l’axe central du corps qui permet tout mouvement, et qu’il faut absolument définir et tenir cet axe à chaque moment du travail. Jamais auparavant je n’avais rencontré quelqu’un qui sût indiquer et expliquer cet aspect de façon aussi claire, et en illustrer le principe par une étude attentive des grandes oeuvres de peinture et de sculpture. Cela me poussa à changer complètement mon approche d’abord à la barre, puis au milieu, et finalement à l’égard du répertoire et de l’ensemble du matériau chorégraphique avec lequel je me trouvais confronté.

La deuxième idée que Roger voulait nous transmettre, -et c’est peut être la plus fondamentale-, est que tout mouvement est initié dans ou depuis le torse. Il parvint à nous l’expliquer, qui plus est avec une fermeté et une insistance que je n’ai jamais rencontrées auprès d’un autre professeur. D’ailleurs l’objectif qui sous-tendait la plupart de ses enchaînements était précisément de nous en rendre conscients. Ce fut pour moi une révélation que de situer la source de tout mouvement dans les profondeurs du corps, et non pas dans la seule opération des jambes et des bras - quelle que puisse être leur bonne coordination et articulation par ailleurs.

Inutile de dire que ce n’est pas lors de mon premier voyage à Londres que j’ai pu appréhender ces idées : cela a pris des années d’effort et de travail afin de les comprendre et finalement de les intégrer dans le corps. Même lors de moments de frustration, où ces efforts ne semblaient pas aboutir, quelque chose me disait qu’il fallait impérativement que je continue dans cette voie d’enquête et j’y revins sans relâche. Après plus de quinze années de travail auprès de Roger, je comprends aujourd’hui que le chemin qu’il voulait que j’entreprenne était celui de situer véritablement le Ballet dans le contexte plus vaste des arts Classiques. Il a toujours rendu explicit que les principes à partir desquels il travaille sont universels ; se présentant dans toutes les formes classiques d’art, ils peuvent jeter les bases pour une vie entière de travail et d’exploration. Et cela a effectivement été mon expérience : appréhender ces idées m’a donné une structure à partir de laquelle j’ai pu faire face aux apports de tous les enseignants et chorégraphes que j’ai retrouvés sur mon chemin. Finalement c’est grâce à ces idées que j’ai pu continuer à apprendre, à me développer dans ma réflexion et en tant qu’artiste, et ce jusqu’au moment où j’écris ces lignes.

En fin de compte, je crois que les idées de Roger sont si fondamentales qu’elles en deviennent révolutionnaires.


Clinton Luckett

Maître de Ballet

American Ballet Theatre

3 novembre 2006



Ascendance artistique de Roger Tully


Carlo Blasis

enseigna à

Giovanni Lepri

qui fut le professeur du père de Enrico Cecchetti, et qui enseigna à Florence en 1864 à

Enrico Cecchetti

qui enseigna entr’autres à

Nikolai et Serguei Legat, Pavlova, Nijinsky, Karsavina, Fokine, Agrippina Vaganova

Adolph Bolm, Mikhail Oboukhoff, Anatole Oboukhoff, Ninette de Valois, Julie Sedova, Alexander Gorsky, Alexandra Danilova, Alicia Markova, Anton Dolin,

Preobrajenska, Kchessinska et Egorova

Vincenzo Celli, Margaret Craske

Serge Lifar

En 1918, Cecchetti ouvrit son

London Ballet School

où il enseigna à tous les grands danseurs de l’époque.

Avant de rentrer en Italie en 1923, il a donné à cinq anglaises son certificat personnel d’enseignement

Margaret Craske, Mary Skeaping,

Derra de Moroda, Ninette de Valois and Lucie Saronova.

En 1922, en Angleterre, la Cecchetti Society fut fondée par

Stanislas Idzikowski, Cyril Beaumont,

Margaret Craske, Marie Rambert, Derra de Moroda.

De ces personnes,

Idzikowski, Craske, Marie Rambert et Mary Skeaping

furent les professeurs directs de

Roger Tully

Tully fut également l’élève de

Cleo Nordi et de Kathleen Crofton

qui avaient été membres de la troupe de Anne Pavlova, elle-même comme nous avons vu, élève de Cecchetti et qui continua à prendre des cours privés avec lui toute sa vie,

et

Kathleen Crofton

fut longtemps l’élève de Olga Preobajenskaya, elle-même comme nous avons vu, élève de Cecchetti

Tully fut aussi l’élève de

Lydia Kyasht,

élève de Nikolai Legat, lui-même comme nous avons vu, élève de Cecchetti.